Car la vie est trop simple...

Poème pour apprendre à lire à son chien

Il arriva à la tombée de la nuit--Il arriva entre chien et loup

Par un très mauvais temps--par un temps de chien

Mal à l'aise--un peu comme chien dans un jeu de quille. 
 
L'air souffrant -- souffrant d'un mal de chien
 
Longtemps, nous nous regardâmes avec hostilité 
-- Longtemps, nous nous regardâmes en chien de faïence! 
 
Puis il demanda :"me gardes-tu rancune?"
 -- Puis il demanda: me gardes-tu un chien de ta chienne?  
 
Je l'observais et malgré moi, je lui trouvais encore du charme!
--Je l'observais et malgré moi, je lui trouvais encore du chien! 
 
Bon sang, lui répondis-je, dans mes bras! Rien ne me fera plus reculer! 
-- Nom d'un chien, lui répondis-je, donne la papatte! Les chiens aboient la caravane passe! 
 
YP, le 18 août 2015 

Au musée de mon cœur…

Au musée

de mon cœur

muselé

présence

de la muse

amusée

rejouant

son air

de musette

à l’amour

repointant

son museau

cornemuse

camuse

à l’espoir

démesuré !

YVONNE PÉRALTA (le 1er juin 2013)

Pas beau… De l’air !

Homme, toujours tu chériras ta mère !

Ta mère échappatoire, comparée à ta femme,

Dans le déroulement infini de ton drame

Et ton esprit devient un gouffre plus amer…

… Flash info ?!

Quoi, en plein milieu de mon poème ?

Ok, j’écoute….  

Mauvaise nouvelle :

 

Baudelaire faisant

De grands sauts dans sa tombe,

Me voilà m’excusant !

Respectant l’outre-tombe

Et les os et les vers,

Il me faut m’arrêter. 

Pardonnez, s’il vous plait,  

Mes vers bien trop dévers,

Méa culpa, Baud’laire !

YP

 

YVONNE PÉRALTA (le 15 mars 2013)

Drôles d’oiseaux !

Dans les mésanges vertes

Des prunelles de l’oie blanche

Sous les cygnes noirs de ses cils,

Chante le rêve d’un passereau,

Naissant avec le soleil-bruant!


YVONNE PÉRALTA (le 24 février 2013)

 

Comparaisons et métaphores

Ça ne casse pas trois pattes à un canard!

Mon ami, fort comme un bœuf,

Mais têtu comme une mule

Et fier comme un paon ;

 

Mon amant, un vrai chaud lapin,

Mais doux comme un agneau

Et glissant comme une anguille ;

 

Mon amour, chien dans un jeu de quilles

Mais beau comme un oiseau de paradis

Et fidèle comme une tourterelle;

 

Et moi, bête comme une oie

Mais amoureuse comme une chatte

Avec des yeux de merlan frit !


YVONNE PÉRALTA (le 18 février  2013)

Poésie en avion

Avec Babette, ma soeur adorée, Paris-Nice en avion.

Ceci est un vol non-poétique: il est interdit de poétiser dans l’avion y compris dans les toilettes.
L’usage de la poésie est interdit pendant le décollage et l’atterrissage de l’appareil. 
Vos poèmes doivent être rangés et votre dossier redressé. 
Nous vous recommandons de maintenir vos poèmes attachés durant toute la durée du vol ! 
Uniquement en cas de dépressurisation de la cabine, un masque à poésies tombera automatiquement à votre portée. Tirer sur le masque pour libérez le poème, placez-le sur votre visage et respirez calmement.
Après l’atterrissage, attention à la chute de poèmes à l'ouverture des coffres à bagages situés au-dessus de vos têtes.

 YVONNE PÉRALTA (le 17 février 2013)

Le petit oiseau est sorti!

Piano en arrière-plan,

Gros-plan sur le sujet

Capteur de l'attention,

Calibration géante !

 

Jeu de carte-mémoire:

Flash…back sans filtre,

RAW ! Reflex à la Pavlov,

L’objectif est atteint !

 

YVONNE PÉRALTA (le 5 février 2013)

Vérité

Remerciements à Emilie, 
A la manière de La Fontaine, sans la morale !

Elle avait pris le pli dès sa petite enfance
De toujours dire à tous, quelque fut la souffrance,
La vérité. Son prénom pouvait être Sincère
Tant elle représentait l’opposé du faussaire. 

Elle ne trompait jamais, ni amis ou parents, 
Et encore moins bien sûr, le mari ou l’amant ! 
Modèle de vertu et d’authenticité, 
Elle était donc ainsi droiture et loyauté. 

L’amour vient et la prend par surprise. Elle résiste, 
Lutte, se défend. Hélas, le sentiment persiste !
Le cœur a ses raisons, elle veut les ignorer : 
Nier ne sert à rien, voilà la vérité !

Cependant, toujours fidèle à son caractère,
Elle ne peut à l'ami accepter de la taire;
Elle l'avoue, résolue et croyant à demain:
Rien ne sert de souffrir, il faut aimer enfin !


Elle sait qu'il faut attendre, ne pas trop espérer :
Les hommes ne croient pas aux doux contes de fées !
Elle se sent isolée en Belle énamourée 
Mais écrit son destin avec sincérité.

 

YVONNE  PÉRALTA (le 3 février 2013)

Phrase cachée

Pour mon fils, 

Joie de l'enfantement, 

   DE ce cri dans le soir

     ChanTant au firmament

       L'enfAnt, étoile-espoir!

        JubilatIons! Surprise

          De bébé de Maman

            Joie de t'avoir, Enfant!

YVONNE PÉRALTA (Le 31 janvier 2013)

Omis, Cid!

La

Lame du couteau

Aux allures séduisantes

Hante l'oeil du boucher,

Chez toi, cher riverain!

Rince le sang, Amour,

Mourant dans la rigole,

Golfe rouge et exhangue!

Angoisse révolue,

Lueur dans son oeil gai

Guettant le jour venant

Nanti de délivrance!


YVONNE PÉRALTA (Le 31 janvier 2013)

 

 

 

 

Eros et sa rose

Eros,

Rose a osé

Oser l'eros,

Rose rosée !

Ah ! Rose !

Eros,

Arrose !

Ose arroser

La  rose rare

Qui a osé !

 

YVONNE PÉRALTA (Le 28 janvier 2013)

Féline

J'ai une civette dans ma tête

J'ai un jaguar dans mon regard

J'ai un margay dans mon nez

J'ai un ocelot dans mon dos

J'ai une panthère dans mes nerfs

J'ai un puma dans mes bras

Y'a qu'toi, mon chat,

Qu'es pas en moi!

YVONNE PÉRALTA (le 26 January 2013)

Signature alphabétique

Air d’ailleurs,

Bientôt nos baisers-pales de nos bouches boomerang

Coucheront le soleil dans sa course! Le charme 

Des draps d'or descendra dans cette nuit de chair !

Et nous, comme égarés par l’enfance éléphante,

Figurons un futur où les fugueurs en fuite

Gardent leurs corps-galets, gages de garnements !

Héros des heures-heurtoirs, hésitante héroïne

Interpellant l’idiot, l’imbécile, l’imparfait,

Jurant bien, que jamais ne sera par Junon,

K.O ! Las, les kyrielles des kangourous chantonnent

La luxure lumineuse, et la lutte et son luth :

Mariage se mirant dans la marée des morts

Nuisette toute nue dénudant le nouvel

Ordre ! Orgasmes d’organdi nous rappellent l’origine

Puissantes des pommiers. Et nos paumes paumées

Quémandeuses en querelle, sur  queue et quiddité

Rougissent, dans la rue des regrets anonymes.

Suite à suivre, à sauver? Quantités de sermons;

Tout touche, ô Intouchables, traçant dans l'encrier

Un univers unique, œuf, idylles donnant voix  

Vers à vif, à vivre, aux vérités d'hiver!

Wagon de Walkyries, wapitis en cavale,

Xanthie perdue le jour, posée sur xérophyte

Y repose! Et mes yeux animaux te regardent:

Zoo, dont tes gardiens amoureux rêvent encore

A l'air d'ailleurs...

YVONNE PÉRALTA (le 25 janvier 2013)

 

Note à LA-MI a-DO-RÉ

Voi-SI LA pluie,

LA-MI, RÉ-MI,

Mets ton SI-RÉ !

Quoi?

Tu LA MI LÀ,

Sur le SOL,

À a-MI-DO-ner ?

FA-SI-nant !

RÉ-MI  DO-SI-le,

LÀ, c’est trop:

Au DO-DO,

SOL-o !

 

YVONNE PÉRALTA (le 24 janvier 2013)

A, B, C de l'Amour

Ah, bouche chaude, douce, entre-ouverte,

Fais gaffe!

Hasarde!

Improvise joie!

Kidnappe liberté!

Ma naissante, obligeante passion

Qui râle, seins tendus,

Urgente vacuité!

Whisky, xérès:

Yin-zone!


YVONNE PÉRALTA (le 24 janvier 2013)

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16.11 | 20:57

Thanks for your comment. :)

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26.10 | 13:49

Simple direct plainly spoken imagery, and a quiet inside the persona that speaks the truth of its human heart.

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30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

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Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

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