Poèmes sans rime mais raisons ...

Avancée

Elle avait fait du chemin. Depuis une semaine, ce n’était plus tout à fait comme lorsqu’il lui avait arraché le cœur la première fois. C’était plus supportable. Le prêtre devait être préoccupé. Il ne la torturait plus qu’à heures régulières, dans les premières heures du jour quand elle avait l’envie folle de respirer, et vers minuit lorsque tout s’était endormi et que la lune avait à peine commencé sa danse. Il venait parfois sans son couteau qu’il égarait de plus en plus fréquemment. C’était alors le moment qu’elle redoutait le plus : il lui parlait, ses lèvres près des siennes, répétant des mots beaucoup trop familiers!
Elle était donc ainsi, sur la stèle du sacrifice, ses liens moins exigeants, bien qu’encore trop serrés…

YVONNE PÉRALTA (le 24 mai 2013)

2 conseils utiles pour rompre sur Facebook

1. Sourire même si ça ne se voit pas !

2. Écrire : « Voilà, c’est fini ! »

Ou on peut écrire un très long message

où on va tout expliquer

mais c’est à déconseiller...

De toute façon, quand c’est fini,

c’est fini, non ?

Alors, on écrit : voilà, c’est fini ?

 « - Voilà, mon amour, c’est fini !»

Merde! C'était presque ça!Confused

YVONNE PÉRALTA (le 24 avril 2013)

Lettre ouverte à la conjugaison française

Mon très cher Imparfait, 

Ne faisant plus grand cas 

Du passé antérieur, 

Laisse-moi 

A présent

Te conjuguer

Au futur?!

YVONNE PERALTA (le 5 janvier 2013)

Mon lointain paysage

Ami, tu ne seras bientôt qu'un lointain paysage, nos sourires et nos rires perdus dans ce désert! Et le temps reprendra, glissant chaque seconde, sable blanc s'égrainant prisonnier sous le verre.

YVONNE PERALTA (le 3 janvier 2013)

Est

A la porte du ciel

Main

Dans la main de l'ange:

Avancéee dans la miséricorde 

Du jour qui nait à l'est.

Coeur encore battant, 

Vainqueur dans la lumière 

De ta nuit:

Je suis, enfin!

YVONNE PERALTA (le 22 décembre 2012)

Renouveau

Pour une amie, 
 

Aube-fenêtre,

L'espoir, 

Libéré de son drap d'illusions,

Se lève

Et chante

L'allégresse du premier matin!
 

YVONNE PÉRALTA (Le 28 octobre)

 

La roue de la fortune

Poursuivie puis poursuivante ! Poor suivante !  Pour quelle suite ? 

Belote et rebelote : la peur aux trousses ! Pas aux siennes, à l’autre…

Tout dire, mentir, cacher peut-être !

Attendre et prouver… Attendre et éprouver… Ne plus attendre !

Tendre !

Vers le vivre sans devoir prouver ou convaincre.  

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi »

Beau rêve, Montaigne, c’est l’Everest ma montagne :

Seize, vingt-cinq, des milliers de mètres et de kilomètres !

O maîtres !

Anges… j’écoute, dites-moi je vous suis, vous, amis

Pas à demi, entièrement sans errements, dans la confiance

Du chemin déjà tracé, de la vie à vivre vécue, de l’acte déjà accompli,

Dans le silence du rêve éveillé, dans l’éventail de vos voix touchantes, désarmantes !

Désarmée !

Je suis l’amante, celle qui va, varappe, qui part trouve

Et retrouve, sans prouver, sans convaincre, sans cacher, sans poursuivre…

Étant seule, seulement elle-même, défauts sans faux-semblants

Vraie et sincère, comme hier, comme ce qui est et ce qui sera. En paix !

 

Yvonne Péralta (le 30 septembre 2012)

La valise

Prête, elle attend en silence, dans la seule impatience des servantes voulant être utiles.  

Elle a vu sa maîtresse soupirer et pleurer, et sourire et puis rire, aussi.

Elle n’est pas lourde. Et pourtant elle sait son fardeau d’importance.

Elle contient l’Espoir !
 

Yvonne Péralta (le 30 septembre 2012)

Enchantement

Lueur de paradis dans le son de tes mots !
Dans le rythme et les pauses, le cœur s’expose enfin. 
Sens la douleur vécue dans la prose achevée :
comme le sens prend vie, touche l’âme et les sens ! 
Le plaisir décuplé de pouvoir partager, offrir encore à l’autre l’Idéal, le Beau !

L’amour est ce silence entre chaque parole.

 

YVONNE PÉRALTA (le 27 septembre 2012)

Cœurs

Cœur captif

Écroué dans le marbre des statues vierges

Trouble le silence frissonnant du jardin secret.

Cœur ouvert

Disséqué sous la froideur des lampes borgnes

Possède encore l’étincelle de la lente agonie.

Cœur consumé

Dévoré sur la forge du temps ennemi

Fume, sacrifice ardent remplissant tes mains.

 

YVONNE PÉRALTA (le 19 septembre 2012)

Espoir

Espoir,

Tu es la rive, bleue, lointaine, sacrifiée au ressac,

Et le sable, attendant d’épouser

La musique muette de mes pas triomphants ! 

 

YVONNE PÉRALTA (le 17 septembre 2012)

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Latest comments

16.11 | 20:57

Thanks for your comment. :)

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26.10 | 13:49

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30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

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Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

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