Poèmes enragés aux vertus thérapeutiques

Ouf!

 
Quand je pense à toi
le ciel se fait plus grand
Quand je pense à toi
mes ailes repoussent
Quand je pense à toi
tu ne peux déjà plus me rattrapper!
 
YP, le 17 novembre 2016

Révolution

Je suis là tous les soirs, moi!

Suis-je donc  la seule à réfléchir?

 

J’apparais parfois plus grande que nature

et vous voilà sur la terre tout excités!

Je suis rousse parfois

et ça a l’air d’en décoiffer plus d’un!

 

Mais c’est surtout

lorsque votre ombre,

lorsque votre noirceur collective m’envahit,

semble me digérer pour me faire disparaitre

que je vous suis belle, magique,

comme une déesse s’enfantant elle-même!

 

Ah,

comme je suis lasse,

de n’être pour vous  (364 jours par an)

que triste, grise et ridée,

une vieille maitresse!

 

Hommes de peu de foi,

cessez d’ignorer mon sourire!

Je suis là,

à jamais dans vos nuits,

miroir lumineux

guidant vos pas dansant sur mes rayons pâles,

dans l’infini de vos ténèbres!

 

YP, le 28 septembre 2015

Mon pauvre ami!

Ta douleur fleurit
                                       jour glissant
de sa blessure brûlante
                                       sous le rideau
t
es yeux à peine ouverts 
                                       muet
geignant
                                       indifférent
au centre du plafond. 

YVONNE PÉRALTA (Le 22 novembre 2013)

Signaux

Ne sens-tu pas ce courant d'air propice
Et ce gout de pourri, et cette odeur de mort?

Ne vois-tu pas la rude porte ouverte
Et la noirceur patiente, béante opacité?

N'entends-tu pas l'appel des frères en chasse
Et leurs mugissements, et hurlements en rut?

Ne crois-tu pas qu'il est temps de partir?

YVONNE PÉRALTA (le 28 mai 2013)

Vitriol

Tes mots acides coulent

En rivière visqueuse

Brûlant mon océan

Corrodant tout espoir.

Et mes larmes se mêlent

Aux vagues nécrosées

Se mourant sur le sable

Dans leur douleur muette.

 

YVONNE PÉRALTA (le 6 avril 2013)

Querelle

Pour Yvon Côté, homme de goût, au coeur généreux!

Pause un instant:

Vois-tu le fiel autour de tes mots pétrifiés?

Entends-tu leurs plaintes hantées par ta rancœur ?

Sens-tu leur odeur âcre asphyxiée par ta haine ?

As-tu le goût de leur dégoût sur tes lèvres ?

Perçois-tu leur froideur infernale sous tes griffes ?

Jalousie et dépit : ah, l’horrible mariage !

YVONNE PÉRALTA (le 13 mars 2013)

Minute, ma cocotte!

Cocotte minute Seb

Minute, ma cocotte

Ne va pas exploser

Attends encore un jour,

Un mois, ou une année !

Reste bien sous pression,

Mais sans jamais cracher

Le venin intérieur

Qui cherche à s’échapper !

Minute, ma cocotte

On t’aime quand tu es sage

T’en as marre du silence ?

Allume la radio : 

Y‘a toujours des conteurs !

Ils ont pris leur ticket

Ils font déjà la queue

Pour compter tes fleurettes

Tu peux compter sur eux !

 

Minute, ma cocotte

Espère encore un peu

Mais juste un tout p’tit peu :

Les anges ont leur limite !

 

YVONNE PÉRALTA (le 10 mars 2013)

 

Bonne nuit !

Entends ce cri dans ta rue

Entends ce gueulement sous ta fenêtre

Entends  ce hurlement à ta porte

Crois-tu vraiment que c’est moi ?

Vois-tu les voisins sortir avec leurs fusils ?

Vois-tu la police encercler ta maison ?

Non ? Alors, rendors-toi dans ton néant !

 

YVONNE PÉRALTA (Le 6 mars 2013)

Peur …

Peur … D’être vide… Vide-ordure, capable de vomir des dissert- poubelles … Annote 100 %, la note,  pour le prix que tu paies… Pour ton cours ! Ah, note ! Musique d’apparat ! Courte, la paille dans ton œil, prof de mes deux inexistantes ! Banalités et banalités, tout est banalités!  Et les soucis guignols de l’éducation… Tape, tape encore sur le méchant gendarme qui dicte ton devoir ! Ah ! Je ris et je vis, ailleurs !
Ailleurs… Là où les sons éclatent en milliers de baisers anachroniques, épiques, inédits… De l’autre coté des mots assassins, assis dans l’ombre … Là où l’air sent le bleu de notre vin, le doux breuvage au refrain d’ambroisie … Ah, la folie d’aller au bout de soi-même… Doucement, loin des jaloux, mais au soleil ! Mon soleil, mon jour dans ma nuit solitaire! Mon soleil gigolo, celui qui meurt seulement en rêve quand midi sonne … Loin de moi, sa lune amoureuse!

YVONNE PÉRALTA (le 12 février 2013)

Encore!

Miroirs aux alouettes,

Allusions illusoires :

L’heure est au leurre encore!

Geste faux du faussaire

Où se mire le mirage

Du mari marinant

Dans sa soupe au lait cru!

Mi- sourires attendant

Leurs échos chimériques

Dans le lit déserté!

Et les chiens impassibles

Continuent d’aboyer …

YVONNE PÉRALTA (le 7 février 2013)

Cirque!

Ah, douleur infernale de la calèche vide prêchant au sourd-muet!

Heure en rut du démon, ange du doute, tracés en parallèle dans leurs ciels:

Chute!

Pavé dans ta mare!

Amarrés dans le vide,

Entends les doux adieux de nos beaux bateaux morts !

Oubli facile à reculons de nos trains sans mémoire: un aller-sans-retour!

Bicyclettes amoureuses sur le bord du chemin

Rouillent,

Confondant pour un temps et le tien et le mien,

Pour un temps seulement...

Et l'espoir cependant continue le voyage!

YVONNE PÉRALTA (le 29 janvier 2013)

Inventaire

Une paire de bottes pour le cul de jatte

Une paire de gants pour le manchot

Une paire de lunettes pour l’aveugle

Une paire de menottes pour l’innocent

Une paire de draps pour l’impuissant

Une paire de nerfs pour le légume

Impuissant, innocent, aveugle…


Et avant de me faire la paire,

Une paire de gifles, pour toi, juste pour toi !

YVONNE PÉRALTA (le 20 janvier 2013)

Bonhomme de neige

Voix fantôme du côté qui n'a plus rien à dire, 

Enfant abandonné à sa neige, à ses jeux;

Candide tortionnaire et bientôt torturé: 

Le destin le rejoint...Préparez vos mouchoirs!


YVONNE PÉRALTA (le 26 décembre 2012)

Vertiges

Larmes ! Liquide de femme affamée, s’accrochant dans le cri des gerçures de la plainte humaine, entre le mur et le parquet en flamme ! Transparence au gout âpre du trésor cannibale, au-dedans sans dehors, au vide ! Aurore à jeter aux orties des mots aigus et secs dans la clarté morbide de l'indifférence !

YVONNE PÉRALTA (le 30 novembre 2012)

 

Une journée

Voici dans l’or du soir

La brise évanescente

Qui rappelle un beau songe

Au marin qui se noie.

 

Voici dans le matin

La lumière trop subtile

Qui réveille la voix

Du prisonnier pendu.

 

Voici en plein midi

Le feu trop consumant

Qui rage dans le ventre

De l’enfant bedonnant.

 

Et voici le rayon

Vert dans le crépuscule

Qui épouse la Terre,

Notre mère ridicule !

 

YVONNE PÉRALTA (le 7 novembre 2012)

Casablanca...

 

Je crève du désir d’être enfin avec toi

Partir, partir… Mourir plutôt que de rester !

Ah, salutaire trépas loin de lui, mais sans toi!

Voyage suicidaire d’un cœur enamouré. 

 

YVONNE PÉRALTA (le 21 octobre 2012)

Plutôt la solitude

Plutôt la solitude

Que le possible

Si loin

Qui étreint

Qui étouffe

Et qui ronge.

 

Temps

Espace

Ennemis

Tortionnaires

Je suis là suppliciée. 

 

YVONNE PÉRALTA (le 21 octobre 2012)

Résurrection

Je pave mon Paradis de mauvaises intentions,

Intenses et égoïstes, acharnées et farouches.

Tu n’en as nulle part, zéro dans l’équation:

Il n’y a que moi et moi, tu es seul sur la touche.

 

Ô mage! Ô cher espoir! Ô tendre et doux ami!

Ai-je donc tant reçu pour me donner ainsi?
 

Le bleu du ciel clair chante, en concert, en accord

Les anges y ajoutent bruissements et prières:

Chuchotements divins! Et nos mots et nos corps

Lentement resurfacent: paradis de lumière!
 

YVONNE PÉRALTA (le 27 septembre 2012)

 

 

 

Le vide-ordures

Office dépotoir, poubelle des maudits,

Décharge privée des maux sans limite et sans trêve ;

Ecœurant labyrinthe où tu suces mes os,

Où tu noies l’océan de beauté et de rêves

Sous tes gémissements cannibales, infernaux.

Je ne t’écoute plus : je pars, je suis partie !
 

YVONNE PÉRALTA (le 21 septembre 2012)

Elles sont là ...

Pour B..., 

 

Elles sont là, languissantes

A bouger au hasard

Du caprice, du regard,

Toutes les deux valsantes.

 

Elles sont bien énervantes,

Emmerdantes à souhait!

Pour femme point de paix:

Vraiment pas aguichantes !

 

Nous, on les veut très dures,

En béton plus qu’armé :

Pas de molles, s’il vous plait,

On veut celles qui endurent !

 

Femme, amante, bien aimée,

Mais pas maman, pitié !

Vive les hommes, les vrais :

Donnez-nous des tatoués !

 

YVONNE PÉRALTA (le 9 septembre 2012)

Le début de la fin ?

L’étoffe de tes yeux enveloppe un jour pâle

Sur lequel sont brodés l’illusion et le doute.

Vagues plaisirs fantômes sont tissés au bancal

Du passé toujours vif, sans le futur en route.

 

Nerfs en bataille, le cœur s’atrophie en surface :

Marionnettes sans vie continuent de valser,

Et les corps sans cervelle et sans âme effacent

Le futur souvenir  d’un amour passionné !

 

                                                  YVONNE PÉRALTA (le 8 septembre 2012)

Write a new comment: (Click here)

SimpleSite.com
Characters left: 160
DONE Sending...

ivane | Reply 27.09.2012 04.36

<3

yvonne | Reply 14.09.2012 20.18

Oui, Babette, "loquaces" est le mot! Je crois que j'ai assez bien retranscrit l'idée générale de la conversation (Elles sont...!)

Elisabeth | Reply 14.09.2012 14.14

Merci ma soeur chérie pour cette dédicace, Ah!, cette après midi, nous étions bien loquaces!!!
Gros bisous Babette

See all comments

| Reply

Latest comments

16.11 | 20:57

Thanks for your comment. :)

...
26.10 | 13:49

Simple direct plainly spoken imagery, and a quiet inside the persona that speaks the truth of its human heart.

...
30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

...
23.04 | 03:10

Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

...
You liked this page
Hi!
Make your own website like I did.
It's easy, and absolutely free.
AD