Poèmes à ne pas lire

Voyage de l'aurore


Voyage de l'aurore

dans la chambre azurée
sur les draps de nos corps
aux parfums oubliés
la lumière se tord
se tend et vient remplir
ma source couleur d'or
au pont de tes soupirs.

YP le 12 mai 2015

Nuit infinie

Nuit infinie

sourire de la lune

chuchotements des étoiles 

et sur la constellation de mes hanches

ta main silencieuse 

heureuse des caprices du ciel.

 

YP le 11 janvier 2015

 

Le bestiaire

Un beau jour tu viendras:

la clé est sur la porte

ça facilitera 

ton entrée sans escorte.

 

Je serai dans mon lit

sous les couvertures, nue, 

à attendre endormie

la nuit de ta venue!

 

Comme un chat tu verras

dans le soir au grain sombre

mes lèvres peintes en gras

et mes seins et leurs ombres; 

 

Comme un loup tu prendras

mon chemin de forêt

dans ta patte étreindra 

le buisson et la baie;

 

Comme un ours, tu lècheras

mon mal, mon miel, ma vie

de ma gorge sortira

tes grognements, mes cris!

 

Je te prendrai, serpent, 

dans ma main, sur ma peau

te guidant, t'enfonçant

dans le coeur de mes os;

 

Tu seras, bel oiseau, 

prisonnier dans ma cage: 

le chant cru de tes mots 

sera ton seul ramage;

 

Je te garderai là

dans mon creux, dans ma fente

ou tu t'endormiras 

dans ta beauté ardente;

 

Bien plus tard, à l'aurore

tu flotteras du lit, 

carpe aux tendres yeux d'or

tu t'en iras sans bruit; 

 

Et tu n'oubliera pas 

de refermer la porte

à clé, au cadenas

pour ne pas que je sorte;

 

Ainsi, je resterai

attendant le coeur nu

toutes les nuits d'après

ta prochaine venue. 



YVONNE PÉRALTA (le 16 janvier 2014)

 

 

Justice!

Mon geôlier me libère

et devient prisonnier

de mes douces menottes

caressant ses cheveux!
 

Il vient poser sa tête

sur mes hanches-billot

confondant peine et grâce

dans ses dernières larmes!

 

Et les fers de mes cuisses

force le condamné

à ce tendre supplice 

où la mort lui sourit!

YVONNE PÈRALTA (le 2 octobre 2013)

Cette ombre

Cette ombre
encore étonnée,
s'étirant amoureuse 
sur ton corps lentement
revenu du voyage, 
c'est la mienne!

 YVONNE PÉRALTA (le 30 septembre 2013)

Sieste?

Tes mains

Sur ma peau

Réveillent

Démons et vallées.

 

YVONNE PÉRALTA (le 30 aout 2013)

Pensées de femmes

A toutes les femmes qui aiment ou qui ont aimé,


Sur ma couche encombrée de pensées amoureuses

Mon corps va nonchalant, indolent à l’excès.

Il voyage, musardant dans ses contrées pluvieuses

Où désir et passion sont des fous à lier.

 

Ma bouche rouge-sang suce, lèche et aspire

La chair de ces baisers donnés  dans un sanglot

Où langue et lèvres douces ne peuvent que séduire

Mon cœur énamouré dans l’attente des mots.

 

Mes deux seins semblent croire qu’ils sont à la portée

De mains résurrectrices, puissantes et connaissantes,  

Qu’ils sont aussi la proie de milliers de baisers

Et de tendres morsures avides et vibrantes.

 

Mes fesses sont les oracles de ces plaisirs futurs

Se levant interdites jusqu’au bord de mon lit,

Concevant  dans l’espace l’objet d’amour si dur

Qui s’en viendra remplir le charmant petit puits.

 

YVONNE PÉRALTA (le 8 mars 2013)

 

 

 

 

La contrebasse

 

Rêvant encore, la Belle aux formes souveraines

Attend, émue de le sentir enfin si proche.

Elle sait les vibrations au passage du crin,

Ses doux cris amplifiés ne cessant de répondre

À l’archet exigeant ! Musique aux lueurs rouges,

Aux cambrures de reins, aux baisers racoleurs,

Enflammés, interdits, sur son âme exaltée !

 

YVONNE PÉRALTA (le 22 février 2012)... révisé le 27 juillet 2013

PLANTUREUSE (acrostiche)

Phantasme de gros beaufs aussi bien que d'esthètes,

Le poète la chante et la préfère aussi:

Animal féminin, cul à tourner les têtes,

Nourriture abondante pour la plume et l'esprit.

Tournure courbe, se mouvant comme flottant sur l'eau,

Une poitrine s’avance, ameutant le troupeau.

Renards, loups, prédateurs, ils sont là à attendre,

Étendre encore la main et par ses seins la prendre.

Un sourire sur ses lèvres, belle voluptueuse

S'allonge. Humble, honnête, offrant sa lune au poète,

Elle est la muse esclave, fertile et délicieuse !

YVONNE PÉRALTA (retravaillé le 9 février 2013)

 

Demain

Tête posée confiante sur mon ventre amoureux

Un bras capturant seul le dessin de mes hanches

Tandis que mes doigts coulent dans l'argent des cheveux

La nouvelle rivière de la feuille à la branche. 


Caresse passagère bientôt évanouie

Rassurant le destin, cet inquiet si constant, 

Que cette étreinte douce, quotidienne, éblouie

Fait du Toi et du Moi notre Nous triomphant!


YVONNE PÉRALTA (le 21 janvier 2013)

Chut !

Amour, amour, profitons-en: Prudence s’est endormie. K.O ! 
Pas si gentil de lui filer des somnifères. Mais que faire ?
Il faut bien qu’elle se calme!
La palme pour s'attacher aux habitudes-inquiétudes!
Qu’elle nous laisse enfin tranquille, l’imbécile!
L
a chienne, si pleine de chaînes, si vaines.
Merde à toi, emmerdeuse glacée!
Allez repose-toi, Prudence, on va t' bercer!
Danse dans tes beaux rêves;
Rêve, ma belle aveugle, de nous deux bien sages, deux images…
Dors bien, Prudence !
Danse ma jolie prude !

YVONNE PÉRALTA (le 8 janvier 2013)

Première communion

Dans la lueur mouvante des cierges érigés

Dont les couleurs brûlantes s'offrent à l'obscurité, 

Les corps des deux amis, ainsi que deux soupirs

Sont poussés l'un vers l'autre, dans un même désir. 


Le drap blanc de l'autel se déchire au milieu, 

Et l'encens s'insinuent dans le gris des cheveux;

Leurs mains sur leurs visages entourent le calice

De leurs bouches savourant l'hostie tel un délice.


YVONNE PÉRALTA (le 11 décembre 2012)

 

 

 

Capitale Gourmandise…

Je suis ton sucre dans ton café

Ton chocolat sous ton soleil

Ta mozzarelle sur ta pizza

Ta glace gouttant de ton cornet !

 

Ah, mon amour,

Je fonds, je fonds !

Prends ta cuiller,

Je t’en supplie ! 

Recueille-moi,  

Dévore-moi,

Afin que tout

Soit accompli !

 

YVONNE PÉRALTA (Le 28 novembre 2012)

 

Les quatre éléments

Pour Marcel Nguyen, en l'honneur de notre amitié naissante!

 

L’éternel enfantin fait jouer sur mes lèvres

Le sourire liquide du doux contentement

De la mort, si petite, échouée sur la grève

Dans la houle des mots et des effleurements.

 

Les bougies dans mes yeux s’allument vertes et jaunes

Et l’on croirait encore la forêt embrasée

Colline du calvaire où se cache l’icône

Adorée, triomphante, amoureuse et sacrée.

 

L’argile de ma peau, ocre et sable en concert,

Fait pâlir de désir les autres musiciens

Dont le rythme vivant vient épouser ma Terre,

Ma planète, ma vie, mon chant bien trop païen !

 

Les parfums si subtils aux oiseaux enchanteurs

Viennent battre mes ailes dans la brise du soir

Et le cri entendu, dans l’air pur du bonheur,

Fait voler nos deux cœurs et souffle enfin l’espoir !

 

YVONNE PÉRALTA (le 5 novembre 2012)

Sans illusion

Mon frère, mon amour,

Mon enfant, je t’attends

Ainsi qu’un réverbère

Dont la lumière  hagarde,

Illumine encore

La queue du chien pissant !

 

Mon frère, mon amour,

Mon enfant, je t’attends

Ainsi que la grand-mère

Dont la cane coincée

Pleure encore

Dans la grille du fossé!

 

Mon frère, mon amour,

Mon enfant, je t’attends

Ainsi que la catin

Dont l’échelle de son bas

Remonte encore

Le trottoir solitaire !

 

Mon frère, mon amour,

Mon enfant, je t’attends

Ainsi qu’Eve, première

Dont la douce candeur

Chavira paradis

Dans l’enfer serpentaire !

 

YVONNE PÉRALTA (le 24 octobre 2012)

Clapotis de la pluie

Pour Hope, en cadeau d'anniversaire!

Clapotis de la pluie glisse sur mon corps nu

Dessine des rivières profondes et continues.

Ce bruit scande des rives, de l’eau vive à ta main

Vers le centre de moi, entends-tu le chemin ?

 

Le murmure de la pluie traverse ainsi tes rêves

Et réveille-matin le vit qui se lève :

Le charmant dans les plis, dans les creux le suave

Soupirent le temps présent devenu ton esclave. 

 

YVONNE PÉRALTA (le 4 septembre 2012)

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Jean-Luc | Reply 19.04.2014 17.00

Moi je l'aime ce poème . J'aime les femmes qui savent ce qu'elles veulent et qui le font savoir...

Yvon Cote | Reply 20.01.2013 12.49

CAPITALE GOURMANDISE...
Ah! Joli petit poisson, mon succulent dessert de ce jour... Laisse-moi te prendre dans... ma bouche!
Je t'aime, je te veux...

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Latest comments

16.11 | 20:57

Thanks for your comment. :)

...
26.10 | 13:49

Simple direct plainly spoken imagery, and a quiet inside the persona that speaks the truth of its human heart.

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30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

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23.04 | 03:10

Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

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