Poèmes inspirés

Hiver

Il gèle à cœur-fendre

Dans ce désert de larmes

Où la bise haletante,

Furie abandonnée

Dans sa folle démence,

Fait s’envoler l’espoir !

 

Il gèle à cœur-fendre

Dans la forêt des nuits

Où les loups viennent en cendre,

Tendres et affamés

Dans leurs noirs hurlements,

Faire trembler les miroirs !

 

Il gèle à cœur-fendre

Dans la plaine immortelle

Où la lumière lunaire,

Aveugle et surannée

Dans sa douceur morbide,

Plante son drapeau noir !

 

 YVONNE PÉRALTA (le 18 janvier 2013)

Le Passeur

Je suis là sur la rive

Et j’attends le passeur !

La passerelle en pleurs,

Ecoutant les médiocres

Qui prônent l’habitude

Et le méchant devoir,

Conjugueurs alités

Flairant fort le néant,

La passerelle en pleurs

S’est noyé dans le Styx !

Lors, je suis sur la rive

Et j’attends le passeur !

N’écoutant que les mots

Du passant  passereau

Qui chantent la passion

Et le possible espoir,

Troubadour déjanté

Engendrant  l’harmonie.

Ainsi, seule sur la rive

J’attendrai  mon  passeur !

 

YVONNE PÉRALTA (Le 16 janvier 2013)

Coup de soleil (chansonnette des îles lointaines)

Tête nue dans les nuages,

Soleil a tapé pas sage

Cerveau a tout emmêlé

Il n’me reste plus qu’à rêver.

 

Peux plus réfléchir une minute

Trop bête tout ça et puis flûte !

A quoi ça sert penser toujours ?

Plus besoin quand t’as l’amour !

 

Oui, je m’laisse faire et c’est doux,

Laisse-toi aller, mon Doudou!

Résiste pas, tu es à moi,

Célébrons ça dans la joie !

 

Embrassons-nous tout partout

Enlaçons-nous, mon gros loup!

Plus penser, juste nous aimer

La terre elle, elle peut tourner !

 

YVONNE PÉRALTA (le 13 janvier 2013)

Rage

Pour toi,

Tu déchires

Tu taillades

Tu lacères

Tu arraches

Le vernis

Le prétexte

L’excuse

L’illusion

Et tu te découvres à  toi-même

Nu sous la peau disparue

Gueulant et

Creusant encore,  

Pourchassant la lumière.


YVONNE PÉRALTA (le 9 janvier 2013)

Harmonie

Paisibles nénuphars dans le soupir du lac

Les belles balançoires, danseuses sur la rive,

Là-bas dans la lumière, s'étonnent du silence

Et ferment leurs beaux yeux dans le calme du soir.

 

YVONNE PERALTA (le 30 décembre 2012)

Reprise

Sans raccommodage!
Coup net du ciseau dans le fil de l’histoire; le dé est jeté. Mais l’aiguille, elle, active, perce encore. Elle brode dans le vif, patiente et souriante, la longue passerelle...


YVONNE PÉRALTA (le 7 janvier 2013)

Petit déjeuner

Cafetière coquine débordant généreuse et croissant amoureux des gestes du matin, charmés par les accords libérés et très sages, leurs odeurs se mêlent, délicieux encensoir!
 
YVONNE PERALTA (le 31 décembre 2012)

Est !

A la porte du ciel,

Main dans la main de l'ange,

Avancée dans la miséricorde

Du jour qui naît à l'est;

Coeur toujours battant 

Vainqueur

Dans la lumière de ta nuit:

Je suis, enfin!

 

YVONNE PERALTA (le 22 décembre 2012)

Champagne

Dans la bouteille,
Les bulles
Coquines et romantiques
Discutent l'occasion
Qu’elles vont célébrer.


Elles chuchotent,
Elles sourient,
Elles discutent,
Elles divergent :
L’une parle de désir
L'autre parle d'amour,
et l'autre d’adoration...

Le bouchon
Gentiment
Acquiesce aux toutes belles :
Elles sont si mignonnes
Mais ne comprennent rien!

Lui seul sait
Et il sourit aussi,
Indulgent,
Magnifique,
Contenant la pression
Comprenant la passion
De ces deux chers humains.

Le 22 décembre 2012

Surprise!

Pour mes parents chéris, 

Elle a tout préparé mais elle n’a rien dit :

Elle est si attachée à eux… Bientôt samedi !

 

Elle sait ce qu’elle va voir: la porte va s’ouvrir, 

Sur leur palier glacé, ses parents seront là

A attendre leur fille. Mais soudain qui voilà ?

 

Non pas une, mais deux : ils ouvriront leurs bras,

Ils seront si surpris, ils n’en reviendront pas !

 

Ils devront la toucher, plusieurs fois l’embrasser :

Et elle sera loque, submergée de bonheur,

Son cœur sur le tapis inondé de leurs pleurs.

 

YVONNE PÉRALTA (le 19 décembre 2012)

Je t’écris…

Je t’écris dans le silence

Où tu me laisses seule,

La peur au ventre.

Pauvre enfant dans le noir,

Sans veilleuse,

Sans  contes  à dormir debout. 

Les monstres tristes de mon placard,

Et ceux en dessous de mon lit,  

Hantent l’infernale vérité

Dès que vient de sonner minuit !

 

Je t’écris dans les cris

Sous lesquels il m’enterre,

Langue fourchue au goût d’argile.

Linceul de fiel,

C’est sans cantiques

Et sans prières,

Qu’il va recouvrir mon cadavre.

Et me voilà enfin,

Fantôme au cœur encore battant :

Adieu, amour, mon océan !

 

YVONNE PÉRALTA (le 6 décembre 2012)

Mon bel amour

 

Mon bel amour vient s’asseoir à côté de moi.
Il me baise la main et sérieux me regarde.
Il contemple mon visage à deux faces, l’une absente,
L’autre prête à tout.  A vouloir, à aimer, à être.  

Mon bel amour touche, trace et redessine mes lèvres
Pour de nouveaux baisers jamais encore donnés.
Il caresse ma gorge et souffle dans ma bouche
Des mots et des paroles non encore inventés.

Mon bel amour converse de mon corps à mon âme
Pour qui chaque vallée ressemble à la montagne.
Il rassure la belle, la pure, la tendre essence
Qui concède au désir sa fatale beauté !

YVONNE PÉRALTA (le 3 décembre 2012)

Tableau musical

Sous l’arbre aux tourterelles

Mes  désirs ont des ailes

Qui se laissent ébrouer,

Déployer et brûler !

 

Feuilles et vent impudiques

Roucoulent une musique

Subtile et animale

Sur corps nu et vassal !

 

Et le simple tableau

S’endort sous les flambeaux

De tes yeux, bruns nomades,

Chantant l’étrange aubade !

 

YVONNE PÉRALTA (le 30 novembre 2012)

Ni gouffre, ni montagne…

Ah ! Te faire croire encore à la beauté des hommes,

A leurs tragiques vœux aussi purs qu’égoïstes,

A leurs cœurs si chargés de peurs et de douleurs !

 

Ah ! La fragilité de la coupe trop pleine

Qui vient faire chavirer les justes et puis les humbles !

Hélas, la vie est là dans cette ombre imparfaite !

 

Ah! La main qui se ferme ! Ah ! L’amour qui sourit

Au mal, à l’innocence, au refus, à l’espoir!

Ah ! Mais mon bel amour, dans quel enfer vis-tu ?

 

Ni gouffre, ni montagne, ami, écoute-moi !

Ni un plaisant voyage, ni un périple ardu,

Rien qu’un choix, le présent, ici et maintenant !

 

YVONNE PÉRALTA (le 27 novembre 2012)

Effroi

Mon cœur rétrécit sous ton étreinte :

Il ne bat qu’à mi-mot, à mi-voix !

Givre implacable de ta main puissante,

Son poids glacé recouvrant ma chaleur

Eteins d’un souffle court et hivernal

Ma flamme, ma passion, mon fol amour !

 

YVONNE PÉRALTA (le 21 novembre 2012)

 

Et la voilà

Avec la permission de Roger Bella http://photo.net/photodb/photo?photo_id=6735389

Pour Roger Bella, à l'occasion de son anniversaire

Et la voilà, la source, la belle clairvoyante 
Marchant vers lui, vive et vague, 
Déjà prise, épousée, éclairante, 
Lueur de sa conscience! 


YVONNE PÉRALTA (le 17 novembre 2012)

La peur, ma passagère...

Veux-tu bien me quitter et aller voir ailleurs ?

Reste avec ami loup ou ton méchant gendarme

Laisse-moi vivre enfin, espérer sans ces larmes

Qui frissonnent en creusant ton chemin vers mon cœur !


Laisse-moi, mon amie, tu es vaine, infondée

Tu peux être bien bleue, je ne suis pas si pâle

Même couchée près de moi, maladive et loyale,

Tu restes séparée, lointaine et ignorée !

 

Bientôt, tu seras souvenir et je rirai

Dans mon indifférence qui sera ma victoire !

Va servir d’autres causes, va très loin t’affairer :

Tu es inopportune, ce n’est pas ton histoire !

 

YVONNE PÉRALTA (le 16 November 2012)

 

 

 

 

 

Mon petit prince

Pour Wolfgang, 

Il a dû tomber des étoiles

De sa planète aux baobabs

Quittant sa rose, soleil couchant,

Protégée sous son paravent.

 

Il a dû tomber des étoiles

Pour ce désert vide et austère

Où tout écho murmure haine,

Intolérance et jugement.

 

Il a dû tomber des étoiles

Mais pas de renard rencontré

Attends, mon ange, il va venir

Tu vas pouvoir l’apprivoiser!

 

Il a dû tomber des étoiles

Nostalgie-serpent gare à toi !

Ceci n’est pas dans son histoire

Et voici ta tête écrasée !

 

Il a dû tomber des étoiles

L’avenir n’est pas si méchant :

La vie est là, elle t’attend ;

Embrasse-la, elle est à toi !

 

YVONNE PÉRALTA (le 14 novembre 2012)

 

Photographie

Le passé d’aujourd’hui

Est encore l’avenir

Tout est rose

Rien de gris

Jolie pose

Un sourire !

 

Aujourd’hui le passé

A trahi l’avenir

Tout est pose

Et tout gris

Rien de rose

Un soupir !

 

YVONNE PERALTA  (le 10 novembre 2012)

Amour ?

Rêves,

Est-ce l’amour

Ou l’envie merveilleuse ?

Désirs

Écartelés

Entre rire et trépas !

 

Embruns déracinés du lit de l’océan

Où la femme ressac se meurt à chaque vague !

Beaux nuages épars, doux oiseaux de passages,

Chantez, tendres aveugles, la beauté de son soir !

 

Raison,

Résonnez

Votre cloche de gloire

Réveillez donc bien vite

La belle qui se noie !

 

YVONNE PÉRALTA  (le 9 novembre 2012)

Les trois mousquetaires

Ma raison me contemple d’un air triste et contrit :

Elle tente de comprendre, de faire sens à demi

De cette infinitude de rires et de soupirs

Qui forment l’horizon de mes jours à venir.

 

Mon cœur sait : il accepte la folie de l’espoir

Ou du moins du possible, d’un enfer bien moins noir.

Il s’arrête parfois, se calme, s’attendrit

Puis repart et redouble dans la lenteur des nuits.

 

Mon corps, lui, s’impatiente, s’inquiète, se trahit :

Il reste désiré, sacrifié et meurtri.

Il ne veut plus de l’autre : il a fait ses bagages !

Il se prépare à faire son doux et long voyage.

 

YVONNE PÉRALTA (le 7 novembre 2012)

The mooncatcher

Ah, l’objet si commun

Si petit, si puissant,

Caché dans une main

Qui sait et qui attend !

 

Le Paradis qu’elle ouvre

N’est pas le tien, Saint Pierre !

Là où l’on se découvre

Dans un frisson d’enfer.

 

Elle n’est pas celle des songes

Mais celle de deux rêves

Le tendre et doux mensonge

De l’Adam à son Êve !

 

YVONNE PÉRALTA (le 5 Novembre 2012)

 

 

 

 

 

 

Décision

Tortionnaire affligée

Dans la chambre aux sanglots

De l’homme secoué

Par la froideur des mots.

 

Les mille et une morts

D’un amour dévoré

Par la vie carnivore

Au passé dépassé.

 

C’est le goût du dégout

Le point de non-retour

Le jour où tout se joue :

Je ne t’aime plus, Amour !

 

YVONNE PÉRALTA (le 3 novembre 2012)

L'aube

Sous mes paupières froides,

L’aube tisse araignée

La nuit de ton silence.

Le sombre taciturne

De la toile amorcée

Laisse échapper

Le vide du soupir exhalé.

Et l’aube-Arachnée

Dans un dernier effort

Pique l’âme déçue

S’éteignant dans mon corps.

 

YVONNE PÉRALTA (le 23 octobre 2012)

Appelle-moi Marguerite!

Lentement, sans pudeur, elle va se laisser faire

Elle connait son rôle, préparée par sa mère.

Elle va, déshabillée, s’en laisser trop compter,

Elle est faite pour ça : elle ne peut résister !

 

Elle est prise captive dans les mains de l’amant,

Elle penche alors sa tête, de son air avenant,

Il s’accroche à sa jupe, blanche comme un suaire

Il tire et la déchire. Lentement : tout pour plaire !

 

Il soupire des mots doux :

 « Je t’aime, un peu, beaucoup »

Elle est toute charmée:

Elle n’est plus ignorée,

Enfin, elle est aimée !

 

« Passionnément, à la folie »

La voilà qui s’enorgueillit

D’avoir ce jeune homme séduit.

Voyez son beau cœur mis à nu :

Elle aime ! Ah, la belle ingénue !

 

« Pas du tout ! »

Quoi ? Ah, que dit-il ?

Et son monde s’écroule,

dans l’herbe,

Avec les squelettes,

Perdus,

Ratatinés et secs,

Sans vie !

Laissez-lui donc encore un limbe de mémoire !


Chacun son rôle:

Tu n’es qu' une passante!

Celle qu’on aime un instant!

 La fugitive!

L’amoureuse au grand cœur

Qui va mourir d’amour !

 

YVONNE PÉRALTA (le 19 octobre 2012)

Mon hareng saur

C’est un hareng saur sec et froid

Dans son aquarium-prison,

Qui tourne à vide, pas trop le choix,

Dans cet univers sans vision.

 

Parfois, il rêve de nature

Du grand large et de l’océan,

Mais ce rêve jamais ne dure

Le revoilà dans son néant!

 

De très loin il entend souvent

Comme le chant d’une sirène

Qui l’appelle, l’attire, le tentant

Dans la confusion qui le peine.

 

Mon hareng saur, tu es bien mal

Comment pourrais-je te servir ?

En vinaigrette, au four, beau mâle ?

Ris, mon amour ! Fais-moi plaisir ?!

 

YVONNE PÉRALTA (le 16 octobre 2012)

Mais sur quel pied danser ?

Semaine Flamenco :

Hurlements cadencés, castagnettes de portes, piétinement de chaises!

Dimanche Slow langoureux :

Soupirs de mots émus, silencieux dans le cou, sur canapé complice !


Mais sur quel pied danser,

Mon cœur, dis-le moi ?

Vais-je demain valser

Un tango dans ses bras ?

Est-ce donc le début

Du recommencement,

Ou est-ce le rebut

D’un piètre enlacement ?


Ah, la folle douleur

Dans la nuit qui emporte

La lascive douceur

Des amours presque mortes !

 

YVONNE PÉRALTA (le 14 octobre 2012)

 

 

 

Pom, pom, pom, pom!

Le Pire est à la porte.  Il frappe ses quatre coups,

Il est bien préparé : souffrance clé en main !

Tu as signé, ma belle, 20 ans, tu te souviens ?

Un siège s’il te plaît, ne me laisse pas debout !

 

Le voilà installé, pas près de déguerpir !

Les jambes étendues, un verre vide à la main,

Il verse l’affliction, jusqu’aux rebords  remplir,

Et me tend le breuvage à boire jusqu’à la fin !
 

Goût âcre de l’enfer, répugnant, redoutable.

Des larmes écœurées chavirent dans mes yeux

Et noient mon cher espoir dans l’incommensurable.

Je suis seule. Sirène sans son chant si juste et si heureux !


YVONNE PÉRALTA (le 12 octobre 2012)

 

 

Avenir

A Émilie, 

 

La vie en rose pâle, merci très peu pour moi!

C'est vraiment trop gentil! Non, non, n’insistez pas !

S’il faut vivre vivons, acceptons tous les termes :

Le contrat je le signe,  je combats de pied ferme !

 

Rien n’est vraiment acquis dans la facilité,

Rien de très important, ni rien de très sacré !

Le long fleuve tranquille est pour moi une erreur,

La vie est le périple qui chavire le cœur.

 

Je pars pour ma croisade : ma foi et ma tendresse

Les voilà boucliers, mon rempart l’allégresse.

L’amour est le seul guide dont je poursuis la gloire

Car sans lui rien n’existe et où est ma victoire ?  

 

YVONNE PÉRALTA (le 27 septembre 2012)

Anniversaire

Je suis toujours la même

Seulement un an de plus

Des rides, des muscles que j’aime

Et dix kilos perdus !

 

Je fais face au destin

Je l’agace, le séduis :

Mes mots écrivent la fin

D’un passé qui s’enfuit.

 

Je suis celle qui apprend

Qui enseigne et qui aime :

Je suis celle qui comprend

L’étonnant théorème.


L’amour guide mes pas

Chaque jour, je le suis.

L’humour est dans ma voix

Et je chante avec lui.

 

Ma force est ma passion

Qui ne peut pas s’éteindre.

Pour moi, tout est action :

Accomplir et atteindre.

 

Je suis, je vis encore

Quel étonnant parcours !

Et qui sait quels trésors

M’attendent au détour ?


YVONNE PÉRALTA (le 23 septembre 2012)

L’arbre de notre amour

 

L’arbre de notre amour

N’a pas encore poussé.

Il est graine apeurée

Qui rêve à naître au jour.

 

 

Germe médite, tendre,

Se demande s’il faut

Se montrer ou attendre

Dans la douceur des mots.

 

Les racines raisonnent,

Spéculent et imaginent:

Seront-elles Gorgones

Ou Nymphes aux ailes fines ?

 

L’arbre de notre amour

N’est qu’un chuchotement,

Un murmure à l’encours :

Attendons patiemment!

 

L’arbre de notre amour

N’a pas encore poussé.

Il est graine éprouvée

Qui naîtra au grand jour.

 

YVONNE PÉRALTA (le 16 septembre 2012)

Tu es mon jour…

Tu es mon jour-toujours

J’avais mis des lunettes

Trop noires: triste abat-jour!

Pardonne à ta minette!

 

Tu es le ciel lointain,

Le beau rêve éveillé

Et j’en perds mon latin

A vouloir l’oublier!

 

Ta lumière se décline

Sur des tons jaunes et roses,

J’ai peur d’être orpheline

Dans ta métamorphose!

 

Je laisse aller la peine

Qui ne m’appartient pas, 

Afin que mon jour vienne

Qu' il approche à grands pas!

 

YVONNE PÉRALTA (le 11 septembre 2011)

Message

La fumée gémissante se dissipe dans le clair

De ton ciel. L’ange-matin souffle sur tes paupières

Et disperse les cendres du trop ancien présage.

Sur la tombe creusée, peut se lire un message

Que la douce lumière illumine d’espoir.


YVONNE PÉRALTA (le 6 septembre 2012)

L’éternel retour

Le revoilà qui sombre : C’est la troisième fois !

Elle est redevenue la bouée, le salut :

Douce bénédiction qu’il accable de poix,

Ce vampire redevable, ce monstre qui la tue.


Prisonnière dans ce lit, il s’accroche,  il la serre :

Il ne vit que du souffle haletant de sa proie !

Elle git là exsangue, étouffant la prière

Qui monte de ses lèvres et qui tremble d’effroi.

 

Elle se sent coupable de n’avoir que pour lui

Que de la compassion, une vague tendresse

L’énergie qu’il étrangle s’échappe dans la nuit

Mais ne peut réparer son chariot de faiblesses.

 

L’échafaud est dressé : son espoir mis à nu,

Ses poèmes dispersés, déchirés dans la rue !

Vois sa tête qui roule, la ramasseras-tu ?

Souvenir d’un passé, d’un avenir perdu !

 

YVONNE PÉRALTA (le 5 septembre 2012)

L’âme absolue

Pour Bulle, 

 

Elle ne possédait pas une âme conventionnelle…

Bien loin de l’âme blanche, celle à double tranchants.

Elle était de nature si inhabituelle

Que peu la remarquait dans ce monde-néant.
 

 
Elle faisait son chemin, éclairant l’ombre fade

De sa lumière pure, ainsi qu’un phare

Aidant quelques navires, perdus, échoués dans la rade :

Elle était la beauté, l’espoir, le doux regard.

 

Elle ne s’inquiétait pas du demain, du toujours !

L’immortelle éphémère s’efforçait d’accomplir

Sa mission rayonnante d’âme portant secours,

Présence bienveillante au cœur de leurs soupirs.

 

YVONNE PÉRALTA (le 1er septembre 2012)

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Jean-Luc Capes | Reply 10.11.2012 15.17

Tantôt triste et tantôt gai cela représente bien la vie avec ses espoirs et ses désillusions . Il faut être passé par de mauvais moments pour apprécier les bons

Yvonne Peralta 10.11.2012 20.30

Merci, Jean-Luc, d'avoir laissé un message. C'est tout à fait ça!

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| Reply

Latest comments

30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

...
23.04 | 03:10

Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

...
06.01 | 23:11

Merci pour ces beaux partages !!

...
06.01 | 22:57

Beau !

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