Poèmes passionnés

Éloignement

Fenêtre et neige, Minnéapolis. Photos YP

L’espace de l’absence ne les définit pas

Pas plus que le temps las, de léser les passants.

Seuls, le manque et la soif et la faim,

et les pas de l’hiver

aux arbres grelottants sur le chemin de croix,

Les troublent.

Mais leurs mots insufflés, insuffisants et traîtres

Renversent les statues, marbres morbides et doubles,

Et font pencher leurs têtes.

Et leurs yeux sont les maîtres de leurs sourires unis,

clairs voyeurs dans leur nuit.

 

YVONNE PÉRALTA (le 15 janvier 2013)

Là-haut !

Mer de nuages

Vagues 

Au-dessus de ton front

Nous séparant de nous, 

Innocent coton blanc. 


Couverture très douce

Ou tapis émouvant, 

Le murmure du soleil

Fait danser cette écume

Qui se mêlent à mes larmes. 

YVONNE PERALTA (le 5 janvier 2013)

Jalouse

Jalousie des squelettes de Rebecca Margraf

Jalouse

Des sillons de ton peigne dans tes cheveux

Du trajet de ta brosse à dents dans ta bouche

Du chemin de ton rasoir sur ton cou

Jalouse de celle qui demeure à tes côtés sans savoir voyager!

 

Jalouse

Du frôlement du soleil sur tes lèvres

De la caresse du flocon sur ta main

De l’étreinte du froid sur tes joues

Jalouse de celle qui reste à tes côtés sans savoir ressentir !

 

Jalouse

De la douceur dans l’admiration de tes proches

De la tendresse dans l’amitié de tes amis

De la constance dans le fatal amour de l’Autre

Jalouse de celle qui dort à tes côtés sans savoir désirer!

 

YVONNE PÉRALTA (le 8 décembre 2012)

 

 

Miracle

Le mur froid de la chambre soutient la croix. 
Son ombre, au-dessus de leurs deux corps unis dans le jour masqué des rideaux, plane. Le péché bien caché sous les draps virginaux sourit au rêve saint de leurs beaux yeux fermés. Leurs mains fidèles et tendres laissent encore échapper le soupir bienheureux de leur dévotion. Leurs bouches aussi confuses, et du tien et du mien, murmurent des couleurs jusque là ignorées.  Et l’univers complice de leur sincérité efface l’ombre triste au mur, dans la nuit qui revient.

YVONNE PÉRALTA (le 2 décembre 2012)

Les deux pigeons…

Mes yeux,

Beaux tourtereaux,

Ne voulaient voir que toi:

Ils se sont envolés!

Et j’erre ainsi,

Aveugle,

Les sachant près de toi,

Battant leurs ailes douces

Sur ton front sans mémoire.

 

Et je pleure

Sans larme

Le souvenir jauni

De l’enfant amoureux,

De la belle innocente

Du jour imaginé

Du soir qui ne vint pas.

 

YVONNE PÉRALTA (le 24 novembre 2012)

 

 

 

 

 

Pardonne-moi si je t'aime!

Le soleil  pâle de ma honte

Le chant si noir des oies sauvages

La vague blanche de l’ennemi,

Le sable grisé de mon néant

La soif bleuie du chien perdu

Le vent jaunissant dans les feuilles,

Mon désir vert dans l’œil de l’homme

Le rire cramoisi de l’enfant 

La cane livide de la vieille,

Tout murmure ton nom !


YVONNE PÉRALTA (le18 novembre 2012)

Sourire

A Micheline, 
 

Tu es la voix au fond du rêve

Le chant du départ à venir

Tu es le silence dans la trêve

De l’autre histoire qui va mourir !

 

Tu es la danse au matin

Des vagues prêtes à transporter

Le si frêle espoir de demain,

Trop impatient sur la jetée !

 

Je suis l’exil,

La pierre tendre

Et solitaire.

Je suis ton île,

Viens te faire prendre,

Ô, mon désert !

 

Tu es à moi au fond du rêve

Le départ de mon avenir

Tu es le silence sur la grève

Du plaisir fou qui fait mourir !

 

YVONNE PÉRALTA  (le 9 novembre 2012)

Évolution

Pour mon amie Arlette,

 

Je t’aime

Comme les mots couchés sur ma feuille

Qui se languissent dans ton absence!
 

Je t’aime

Comme le chien abandonné

Qui s’en retourne vers sa maison! 
 

Je t’aime

Comme la femme battue qui pardonne

Dans un sanglot les tortures de l’homme!
 

Je t’aime

Comme les feuilles d’érable tapissant le trottoir

Se jettent sous les roues des voitures passantes!
 

Je t’aime

Comme la corde éplorée

Qui soutient tendrement

Le corps du suicidé!
 

Je t’aime

Comme le damné aveugle

Recherche éperdument

Les portes du paradis! 

 

Je t’aime

Comme je n’ai jamais aimé !

 

YVONNE PÉRALTA (le 19 octobre 2012)

 

 

 

Ne crois rien…

Ne crois rien de ce que j’écris !

Je ne sais plus, vois-tu ?

Je suis perdue :

Je suis la naufragée,

La chavirée d’amour!

L’amnésique

Qui n’a que la mémoire du futur !

 

YVONNE PÉRALTA (le 24 octobre 2012)

 

 

Quand tu seras très vieux ...

Quand tu seras très vieux, sans cheveux et  sans dents,

Je serai dans ma tombe, à te regarder vivre.

Je prendrai grand plaisir, là où mes os se givrent

A te voir réchauffé  au soleil sur un banc.

 

Les tristes jours de pluie du squelette voyeur,

S’animeront joyeux d’entendre la musique

Du clapotis d’automne sur tes doigts amnésiques

Rappelant à ton pas le rythme du bonheur.

 

Quand tu seras très vieux, sans cheveux et  sans dents,

Je serai dans ma tombe, à prier, à t’attendre.

J’aurai en moi alors la constance des tendres,

Attendant nuit et nuit, mon beau jour,  patiemment !

 

YVONNE PÉRALTA (le 17 octobre 2012)

 

 

 

Décalage

Corps solitaire aux épaules orphelines

Dos s'inclinant sur le froid de l’absence

Que ma tête caresse dans l’espace fantôme.

Impuissance des mains abandonnées au vide

De l’étreinte rêvée dans le fervent dialogue.

Poitrine désertée, soulevée de sanglots,

Chair esseulée et veuve inondée de mes larmes !  

 

YVONNE PÉRALTA (le 8 octobre 2012)

 

La folle du village

Lente agonie du moi sans toi :

Je suis la folle du village

Qui chemine en répétant

Ton nom qui gonfle encore mes lèvres !

Passion pure, désir cru,

Lumineux pour ceux qui osent regarder

Déambuler l’automate, trop remonté

Par le destin jaloux du cœur qui passe,

Et qui s’arrête :

« Ah, n’être encore que l’autre avant toi,

Sans voix, anonyme, endormie!

Sans l’élancement de mon cœur,

Envahi par l’incommensurable doute,

Etreint par le possible,

Embrasé par l’inévitable espoir ! »

YVONNE PÉRALTA (le 7 octobre 2012)

Sensibilité

Sa brûlure

D’enfer ouvert,

De ciel ardent,

Sous ma chair

Dérobe le secret

Sans consumer.

Rêve volé au destin

Où ce pirate du lieu commun

Demeure

Battant dans le quotidien

Et le médiocre.

Rythme tourmenté et égal

Dans la virtuosité de la peine,

Harmonie du doute sans crainte

Et de la douceur de l’espoir:

Tu es, mon cœur, l’amoureux reposoir ! 

 

YVONNE PÉRALTA (Le 1er octobre 2012)

Culpabilité (Acrostiche)

Pour Aline, 

 

Criminelle condamnée à la peine éternelle,

Unamime sentence sans recours en clémence,

Liées lui sont les mains, mais ses pensées-gazelles

Poursuivent leur chemin fuyant vers l'innocence.

Ami, je cours vers toi de ce pénitencier,

Bagne que je mérite si je t'ai désiré:

Impure je le suis, innocente je l'étais

La lumière se fait nuit dans mon jour sans beauté.

Infamie de famille, fautes et flétrissures,

Transgression, déshonneur et ignobles souillures!

Et dans mon beau jardin, tu restes là, secret.

 

YVONNE PÉRALTA  (28 juin 2012)

Écoute !

Dans la tranquillité de ta vie en sommeil

Entends le lancinant murmure à ton oreille.

Perçois le doux secret raisonnant dans tes pas

Sous les trépidations de ta ville qui bat.        

A travers la rumeur du Faux et du Paraître

Réalise le chant du bonheur qui va naître :

 

 

 

"Mon Âme, mon Cœur, mon Tout,   

Je t’adore à genoux !

Mon cri s’élance et vole:

Tu es mon doux silence

Et ma folle espérance,

Toi, l'ange sans auréole !"

 

YVONNE PÉRALTA (le 18 septembre 2012)

 

     

Mon ombre

Mon ombre m’a quittée ce matin,

Elle m’a laissée sans rien me dire

Pour te rejoindre dans son délire ;

Mon ombre m’a quittée ce matin !

 

Mon ombre a marché bien longtemps,

Elle est partie vers l’océan

Elle a embarqué en chantant ;

Mon ombre a marché bien longtemps !

 

Mon ombre a longtemps voyagé,

Priant, rêvant, s’est préparée

La folle n’a pas pu patienter;

Mon ombre a longtemps voyagé!

 

Mon ombre t’a enfin retrouvé,

Avec ton ombre a fusionné

Elle est heureuse près de l’aimé ;

Mon ombre t’a enfin retrouvé !

 

Mon ombre m’a ainsi déserté,

Je ne sors que dans la pénombre

Fuyant la lumière pour l’ombre ;

Mon ombre m’a ainsi déserté !

 

Ayez confiance, tendres amis,

Mon ombre est heureuse près de lui,

Seule, moi je vis, et à demi ;

Ayez confiance, tendres amis !

 

Bientôt je vais les retrouver,

Mon ombre, la sienne, dans quelques jours,

Avec tendresse, avec amour ;

Bientôt je vais les retrouver !

 

YVONNE PÉRALTA (le 31 août 2012)

Lettre à Ulysse

C’est moi Pénélope, la belle,

J’ai fini ma tapisserie!

Ça fait vingt ans, Ulysse cruel,

J’en ai ma claque de la broderie !

 
Ça fait vingt ans que tous les soirs

Je ne rêve qu’à des orgies :

Je suis victime dans cette histoire

De tes voyages, de ton Pâris !

 

Si tu ne reviens pas dare-dare,

Je vais succomber, j'en suis sûre...

Ithaque ou pas, moi, l'oiseau rare,

Je vais plonger dans la luxure!

 

Reviens, mon Ulysse adoré

La guerre de Troie est bien finie:

Plus de sirènes, plus de Circé,

Reviens vers moi, je t'en supplie!

 

J'ai préparé l'arc et les flèches

Pour cent prétendants dérisoires:

Télémaque aussi est de mèche

Pour toi, Amour, c'est la  victoire!

 

Enfin, nous allons nous revoir,

Refaire notre vie tous les deux!

Nous réécrirons notre histoire:

Ulysse et Pénélope heureux!

 

YVONNE PÉRALTA (le 28 août 2012)

J’attends

J’attends comme les juifs attendent leur Messie :

J’espère, je doute, je crie, je pleure, je braille, je prie !

Je suis la synagogue le jour de Yom Kippour

Mouvements erratiques et  foison de discours !

 

J’attends  tel un pécheur souhaitant le poisson :

Pas un son, pas un mot, pas une respiration !

Je suis le calme plat du lac hypnotisé

Inerte, placide et sage, entièrement ignoré!

 

J’attends tel pâtissier cuisant ses tartelettes :

Les guettant, obsédé, pour voir si elles sont prêtes !

Je suis friand voyeur, l’amateur de gâteaux

Spectateur seulement, léchant seul le couteau.

 

J’attends telle la femme espérant son plaisir :

Abdiquant l’idée même du petitement mourir !

Je suis tragique et grave, feignant l’excitation

Beau cadavre encore chaud en représentation.

 

J’attends tel le moine s’immolant par le feu :

Observant l’allumette jouant seule son grand jeu!

Je suis son chant muet, son cri de purgatoire,

Son sacrifice enfin où brule ta victoire !

 

YVONNE PÉRALTA (le 27 août 2012)

Adultère

Tes larmes au goût de trahison

S’écoulent sur mes lèvres coupables

Nos cœurs dans nos deux corps-prison

Chantent l’union inavouable.

 

Le bâton de l’amour-geôlier

Martèlent la nuit de nos fenêtres

Où le désir et le péché

Commencent par la même lettre.

 

Nous voilà tous deux condamnés   

A la dévotion provisoire

Gémissant comme des damnés

Dans l’antre carcéral du parloir.  

 

YVONNE PÉRALTA (le 21 aout 2012)

Ta nuit et ma lumière

Pour Bianca, 


Mon espoir vient s’étendre à coté de ta nuit
Moi, je suis la lumière, toi l’ombre vide, à demie. 
Mon jour-ciel-bleu lit dans tes yeux, le remord ivre
Des mots cachés et des secrets que le cœur givre. 

Ta nuit va, approche, vit, côtoyant ma lumière :
Elle efface le gris et le vide d’hier
Elle caresse le plein du clair et du possible
Elle respire adoucie le calme du tangible.

Ta nuit n’est plus angoisse, elle est consolation !
Elle est l’écho du jour, le nouvel embryon :
Elle est forte, elle est sûre, elle est prête
Et elle s’unit en moi dans sa lumière muette. 

YVONNE PÉRALTA (le 20 aout 2012)

Nuit

Aveugle, triste et perdue,

Où est donc le chemin ?

Le soir nait au matin :

Mon jour est ambigu.

Le brouillard enveloppe

Midi sans sauf-conduit ;

J’ère comme un cyclope

Effrayé par la nuit.

 

Mes larmes échappées

Offrent à boire aux corbeaux,

Mon cœur déchiqueté

Est la proie des pourceaux.

Mes pieds en sang colorent

Les noirs pavés vampires

Qui gisent sous mon corps

Réclamant leur empire.

 

Amour, délivre-moi !

Je n’en puis plus, je meurs

Cachée dans le beffroi,

Où les cloches sans cœur

Martèlent, lancinantes,

Le noir de mes nuits vides.

Les fantômes me hantent,  

Tourmenteurs insipides !

 

Amour, libère-moi, viens :

Il est temps, je t’en prie !

Le flambeau dans ta main

Dissipera la nuit.

Nous irons enfin vivre

A la lumière du jour

Où tout danse et tout vibre

Animé par l’amour.

 

Et sur le long chemin

Facile et lumineux

Tu conteras demain

Le songe à faire à deux.

Les oiseaux et les anges,

Compagnons pour toujours,

Chanterons les louanges

Du beau pays du jour !

 

YVONNE PÉRALTA (16 aout 2012)

Les amants

La musique est sur eux comme un drap, recouvrant

Le désir bleu de lune ; la nuit va, s’insinue

Dans le rythme des corps, découvrant l’inconnu

Du chant nouveau des âmes ensemble se joignant.

 

La lumière de la rue laisse planer son ombre

Sur les cœurs assombris de ces nouveaux amants

Dont les prières émeuvent les étoiles passant,

Qui pleurent la clarté de leurs vies en décombre.

 

Le festin de leur corps a été entamé :

Le sable dans le lit saupoudrant leurs baisers,

Donne un gout plus amer à leur tendre banquet ;

De libations coupables, ils restent affamés.

 

Ils respirent à deux l’odeur de leur péché,

Douce senteur-désir s’emmêlant aux cheveux.

Inspirant bouche à bouche, naufragés langoureux

Inhalent en flottant les parfums exhalés.

 

Les caresses aimantes de l’amante à l’amant

Effleurent aussi le cœur de Vénus et des anges.                                         

Touchés par leurs douceurs enlacées de louanges,

Ils pardonnent et bénissent leur amour commençant.

 

Les amants embrassés revenant du voyage,

Sentent l’assentiment complice du divin.

Dans l’air s’hume le son du tendre et clair matin

Où âmes et corps reposent dans ce cher paysage.

 

YVONNE PÉRALTA  (10 août 2012)

Présence

 

Là où tu vas, je suis !

Mon amour dans ta nuit;

Je vis avec la lune,

Nous veillons opportunes,

Nous traçons le chemin

Qui guide vers demain.

 

 

 Là où tu cours, je vole !

Ton jour est parabole;

Le soleil avec moi,

Nous réveillons la joie :

Ta vie n’est plus souffrance

Mais ardente espérance.

 

A ta table, je vis !

Là, blottie dans les fruits;

Nourriture éternelle,

Nous maintenons le ciel : 

En toi, tout l’univers

Chante et s’offre en concert.

 

Quand tu rêves, j’inspire!

Passion rouge désir;

Je devise avec Muse:

Nous pensons à des ruses 

Pour te faire danser,

Écrire et composer !

 

Quand tu vas,

Quand tu cours,

Quand tu manges, 

Quand tu rêves,

Je suis là,

En esprit,

En pensées,

En prières…

 

YVONNE PÉRALTA  (7 août 2012)

Empreinte

Je veux que dans ta main naisse comme une empreinte :

Qu’elle batte à chaque fois, le rythme que tu aimes.

Que tu la saches-là, présente, presque anonyme

Mais qu’elle te rappelle un passé, un futur…

 

Que quand tu la regardes elle soupire des « Je t’aime »,

Qu’elle souffle la passion par son toucher intime,

Qu’elle veille, amoureuse sur ta douce torture !

Je veux que dans ta main naisse comme une empreinte. 

 

YVONNE PÉRALTA (le 1er septembre 2012)

Tango !

Tango!

Un pas en avant,

20 ans en arrière:

Slow, quick, quick, slow !

C’est pas Buenos Aires

Soyons plus prudents.

 

Tango…

Méfiance en avant,

Penchants en arrière,

Slow, quick, slow, slow !

Thé dans la théière

C’est pas le moment.

 

Tango ?

Barrières en avant

Désert en arrière,

Slow, slow, slow, slow!

Dans mon sanctuaire,

C’est très rassurant. 

 

YVONNE PÉRALTA  (10 juillet 2012)

Nuit et jour

Pour Timothy, 
 
La nuit encore obscurcit ton visage,

Tu es le naufragé, le beau voyage !

Là, étendu, prisonnier de mes yeux

Tu flottes entre deux rêves, marin radieux !
 

Plaisirs noctambules, caresses surannées,

Soupirs doux, larmes tendrement échappées,

Tu les retrouves au creux de ton sommeil :

Homme, viens ! Allons réveiller le soleil !

 

YVONNE PÉRALTA (10 juillet 2012)

Comprendre

Te prendre avec

Ou sans, pas grave !

Juste être avec,

Comme une esclave.

 

Saisir, sentir,

Suivre… Pénétrer

Mystère-désir,

Le déchiffrer.

 

Encore connaitre :

Avec toi, naitre !

Avec toi, être !

Et de moi, maître…

 

YVONNE PÉRALTA (8 juillet 2012)

 

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Yvon Cote | Reply 20.01.2013 12.38

"TANGO" ... sous tous les tempos...oui, sans doute intéressant, mais...!
Dès que ça démarre... plus question de s'arrêter, le rythme est donné et l restera... :

Yvonne | Reply 30.08.2012 10.26

The like button is a heart:) Thanks Sascha! Indeed, the translation is not easy because of all the references with the Odysee and the use of colloquialisms...

ZimySa | Reply 30.08.2012 06.50

Where is the like button? 'Lettre à Ulysse' seems to be a very nice poem but it's difficult to translate it right...anyhow..many warmhearted greetings, Sascha

Hope | Reply 07.08.2012 15.20

WOW! Inspiration!!!

musardine 07.08.2012 17.44

Oui, tres inspiree en ce moment; merci de ton commentaire!

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Latest comments

30.04 | 20:18

Merci, Jo! Très gentil à vous :)

...
23.04 | 03:10

Superbe et fabuleusement réconfortant. Merci Chère Amie. Jo Cassen

...
06.01 | 23:11

Merci pour ces beaux partages !!

...
06.01 | 22:57

Beau !

...
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